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L’immobilier est devenu ces dernières années beaucoup plus onéreux. Cela impliqua non seulement que beaucoup ont opté pour un prêt hypothécaire d’une durée plus longue (25, 30 ans ou même plus), mais aussi que de plus en plus de gens doivent financer l’entièreté du montant d’achat de leur habitation. Et c’est là qu’il faut faire attention, car la circulaire du fisc donne une interprétation très sévère du scénario dans lequel vous n’empruntez pas seulement de l’argent pour l’achat ou la construction d’une habitation, mais aussi pour tous les frais qui viennent s’y ajouter, tels que les frais de notaire, les frais bancaires et hypothécaires, les droits d’enregistrement et la TVA.

La loi dit que le prêt doit ‘spécifiquement’ être souscrit pour obtenir ou garder l’habitation. Et c’est justement ce petit mot ‘spécifiquement’ qui fait pas mal de bruit. En effet, le fisc interprète ceci de manière très stricte et l’administration limite directement les possibilités de déduction du prêt hypothécaire et de l’assurance solde restant dû.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? L’administration fiscale ne voit pas d’inconvénients à ce qu’une partie du prêt hypothécaire serve à financer des frais ayant directement attrait à l’achat de l’habitation, tels que la TVA ou une partie des frais de notaire. Mais, en revanche, le fisc n’accepte pas qu’une partie du prêt hypothécaire serve à financer des frais qui ne sont pas directement liés à l’achat. Nous pensons ici aux frais bancaires et hypothécaires et aux droits d’enregistrement du prêt. Les remboursements du capital et des intérêts pour cette partie du prêt hypothécaire ne donnent, selon le fisc, pas droit aux possibilités de déduction dans le cadre du bonus habitation ou de l’épargne à long terme.