10 Questions En Rapport Avec La Crise Financière
1. Comment survivre à la crise actuelle ?
Plus un jour ne passe sans qu'on annonce une mauvaise nouvelle. Et pourtant elle tourne, la planète. Mal ? Oui. Mais ce n'est pas la première fois. Ni la dernière. Et si la crise actuelle est particulièrement sévère, elle n'en présente pas moins des différences significatives avec des krachs antérieurs. La principale, et la plus encourageante, reste la coordination internationale des réponses à mettre en place, à un niveau jamais atteint autrefois. C'est dire la gravité de la situation ...mais aussi la vigueur des mesures en cours d'élaboration. Celles qui ont été prises, notamment en Belgique, pour garantir les dépôts des épargnants et recapitaliser les institutions qui devaient l'être, sont historiques.
2. Comment gérer mon patrimoine ?
Avant de déterminer une stratégie de placements, ou d'en repenser une pour l'avenir, analysez votre profil personnel.
3. Dois-je m'inquiéter pour mon épargne-pension ?
Le succès de l'épargne-pension (plus d'1,1 million de contrats) témoigne du souci de nombreux futurs retraités de se constituer une poire pour la soif. Si la crise a fait fondre de nombreux actifs financiers, toutes les épargnes-pension ne sont pas affectées de la même façon.
4. Mon assurance vie est-elle menacée ?
L'assurance vie est un pilier complémentaire à l'épargne-pension. Qu'il s'agisse d'une assurance de groupe (en entreprise), d'une pension libre complémentaire pour indépendant (PLCI), une seule certitude : pas de panique.
5. Quel est l'impact de la crise sur le marché du prêt hypothécaire ?
Les taux à long terme (OLO) et les taux à plus court terme (influencés par les banques centrales) s'inscrivent dans un mouvement baissier. Malgré cela, il ne faut pas s'attendre à une chute significative des taux hypothécaires. La situation serait plutôt au statu quo, autour des 5,5 % pour un prêt à taux fixe à 20 ans. Pourquoi ? Parce que les charges pour les banques ont augmenté. " Entre le mois de mai et le mois d'octobre 2008, période où les taux longs étaient au même niveau, le crédit interbancaire a augmenté de 0,50 %, en raison de la crise du crédit ", constate Pascal Lasserre, président de l'Association professionnelle des courtiers de crédit (APCC). Retour aux réalités ?
6. Ma maison n'est toujours pas vendue. Et maintenant ?
Les propriétaires désireux de vendre aujourd'hui un bien immobilier s'y prennent ...un peu tard. Ils doivent être conscients des nouvelles réalités. Alors que les prix avaient progressé d'environ 50 % entre 2003 et 2007, le marché connaît désormais ici un ralentissement, là un véritable recul. Ces tendances étaient déjà perceptibles en 2007. A l'époque, il ne s'agissait cependant que d'une stabilisation bienvenue, apportant un peu de répit après l'effervescence d'années folles. Depuis, la crise financière a éclaté. La perte de pouvoir d'achat et l'annonce d'une récession dont nul ne peut prédire l'ampleur, refroidissent inévitablement les ardeurs de plus d'un candidat acquéreur. Dans toute période de crise, l'attentisme gagne du terrain. Bilan : en de nombreuses régions, et pour certains types de biens - tels que les appartements neufs qui, par endroits, ont été construits en trop grand nombre -, l'offre est devenue supérieure à la demande. De même, un certain nombre de propriétaires, ayant pris conscience que le marché se retournait, sont venus grossir les rangs des vendeurs. Mais il y a moins d'acheteurs.
7. Puis-je encore faire confiance à mon conseiller financier ?
La question est brutale, mais d'actualité. La déconfiture du système bancaire et l'inadmissible prise de risques de la part de ceux qui auraient dû être les piliers du système ont sérieusement écorné l'image du banquier. Dans certaines institutions, le personnel bancaire de première ligne en sait quelque chose, lui qui, ces dernières semaines, a souvent dû affronter sourires goguenards et agressivité verbale. Sans oublier quelques comportements totalement irrationnels de clients paniqués, qui ont achevé de plomber l'ambiance. C'était prévisible.
Avec la crainte des défaillances bancaires, la protection des dépôts des épargnants a fait l'objet de nombreuses interrogations depuis plusieurs semaines. Dans la foulée des décisions européennes visant à relever le niveau de protection, le gouvernement belge avait très vite annoncé son intention de porter la garantie à 100.000 euros (au lieu de 20.000). C'est chose faite depuis peu : le Moniteur belge du 17 novembre a publié l'arrêté royal consacrant cette décision, et l'élargissant à certaines assurances sur la vie.
9. Un crédit plus difficile pour les PME et les indépendants ?
La crise du crédit n'affecte pas seulement les banques. Elle a d'inévitables répercussions sur le financement des entreprises. Pour nombre de PME et d'indépendants, l'obtention de crédits, indispensables à leur développement, devient plus difficile. Nier le problème reviendrait à se mettre la tête dans le sable.
10. Comment les petites entreprises peuvent-elles mieux affronter la crise actuelle ?
Les difficultés économiques qui s'annoncent vont inévitablement amener beaucoup d'entreprises à réaliser des économies ...là où ce sera possible.