Le Belge et son testament : le legs en duo

Nous l’avons vu, léguer à une bonne cause a le vent en poupe, mais à quel point nos compatriotes connaissent-ils le legs en duo?  C’est un autre aspect qui a été étudié par l’enquête nationale de 365ANALYTICS à la demande de Delta Lloyd Life.

Le legs en duo
À la question “Êtes-vous familier avec le “legs en duo”?” pas moins de 92 % ont répondu : non ! Seuls ceux qui ont déjà rédigé leur testament ou fait une donation (15-16%), connaissent un peu mieux ce système. C’est logique : celui qui a une meilleure connaissance du testament, connaît le legs en duo. Les gens de 60 à 80 ans connaissent mieux le système (13 %). Les Flamands sont également mieux (12 %) informés de ce sujet que les Francophones (3 %), même si le niveau reste particulièrement faible.  Pour le reste, il n’y a pas de différences notables: homme ou femme, jeune ou vieux, le legs en duo n’est pas vraiment connu. Et on n’aime que ce qu’on connaît.

Et qu’en est-il exactement ?

Comme la connaissance du legs en duo est si mauvaise, il nous a semblé indispensable de revenir sur le sujet et d’expliquer une nouvelle fois le système. http://www.questionscapitales.be/2013/comment-leguer-a-une-bonne-oeuvre-par-testament/   Le legs en duo a été inventé pour stimuler les legs à un organisme, une association, fondation ou institution (la bonne cause en question).  L’intention était de créer une situation de gagnant-gagnant, où l’organisme reçoit un héritage qu’il n’aurait, dans le cas contraire, jamais reçu, et où les autres héritiers payent moins de droits de succession.  Ce système est bien sûr particulièrement intéressant pour les catégories de bénéficiaires qui doivent payer des droits de succession élevés, à savoir les gens qui ne sont pas des héritiers directs.  http://www.questionscapitales.be/2013/comment-leguer-a-un-tiers/ )  En Flandre, les droits de succession pour les tiers vont de 45 % à 65 % en fonction du montant, en Wallonie et à Bruxelles, ils atteignent le pourcentage astronomique de  80 %!

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, les organismes de bienfaisance payent bel et bien des droits de succession.  Ironiquement, on pourrait même dire qu’ils payent des droits de succession doubles !  En effet: ils ne payent pas seulement leurs propres droits de succession (souvent à un taux intéressant), mais également ceux des autres héritiers.  C’est en effet un arrangement intéressant pour tous. L’institution reçoit un héritage inespéré, les autres héritiers payent moins de droits de succession, et l’État touche malgré tout une somme intéressante en droits de succession (et de plus, il doit moins aider les institutions).

Pour toutes ces raisons, nous croyons que le legs en duo a encore de beaux jours devant lui.

Consulter les résultats complets de l’enquête via ce lien:  http://365analytics.com/public/legacy13/FR/

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